Bakou 2012
le guide
 
Anggun
Echo (You and I)
Palmarès

Auteurs :

William Rousseau

Anggun

Compositeurs :

Jean-Pierre Pilot

William Rousseau


Liens
55ème participation
 Meilleurs classements : 

1958
Vainqueur
André Claveau


1960
Vainqueur
Jacqueline Boyer


1962
Vainqueur
Isabelle Aubret

1969
Vainqueur
Frida Boccara

1977
Vainqueur
Marie Myriam


Et s’il fallait attendre 5 albums pour pouvoir raconter qui on est vraiment ? C’est un peu ce que l’on ressent à l’écoute d’Echos, le nouvel album d’Anggun.

On a beaucoup écrit sur la chanteuse indonésienne. On a parlé d’un conte de fées pour raconter l’ascension d’une jeune fille passionnée de musique qui s’est hissée au rang de superstar dans son pays dès l’enfance, avant de partir à la conquête de la France et du monde alors qu’elle n’était âgée que d’une vingtaine d’années à peine. Enchainant les succès en français, anglais et indonésien (La Neige au Sahara, La Rose des vents, Etre une femme, Cesse la pluie), elle vend plus de 2 millions d’unités en quelques années alors que ces albums sortent dans 35 pays et qu’elle se classe dans le top 5 des meilleures ventes Européennes et Top 20 des ventes Billboard aux USA. La liste des récompenses et des honneurs reçus est alors impressionnante : des World Music Awards au Concert de Noël du Vatican en présence de Jean-Paul II ; du Top of the Pops à sa nomination au rang de Chevalier des Arts et des Lettres…

On a également souvent listé les duos que s’est offert la jeune femme. Eclectique en musique, elle est aussi à l’aise à chanter avec Céline Dion, Peter Gabriel, Zucchero qu’avec DJ Cam, Laurent Wolf ou Diam’s. Eclectique au cinéma, elle interprète les titres-phares de blockbusters américains (Le Transporteur II produit par Luc Besson), comme ceux du cinéma d’auteur (Open Hearts réalisé par Susanne Bier, l’icône de Dogma Films) ou encore le générique du dernier long-métrage de Claude Lelouch (Ces Amours-Là). Au fil des années et des albums, elle n’a cessé de surprendre et de se réinventer au gré de ses choix artistiques et de son évolution personnelle. Echos est, en quelque sorte, la synthèse de cette transformation : un retour à la pop qui a fait son succès mais avec de nouveaux collaborateurs. La genèse de cet album passe d’abord par la rencontre avec deux équipes abonnées au succès : Gioacchino, Marie Bastide et Pierre Jaconelli d’une part et le trio Jean-Pierre Pilot, William Rousseau et Vincent Baguian de l’autre.

« J’aime son timbre. J’avais envie de travailler avec elle depuis un moment » explique Gioacchino qui a déjà collaboré avec Calogero (Face à la mer, Pomme C, Passage des cyclones), Florent Pagny (L’air du temps) ou encore Johnny Hallyday (Ca ne finira jamais). « Et j’ai retrouvé dans sa personnalité, les reliefs que j’aimais dans sa voix ». Il compose des titres sur-mesure résultant de ses longues discussions entre la chanteuse et Marie Bastide, jeune auteur de talent. Et là encore, la chanson Mon meilleur amour aux sonorités irlandaises, évoque la rupture amoureuse comme une fatalité qu’il faut accepter pour mieux renaître de ses cendres. Voilà l’aube, nous dit-elle, comme la promesse d’un jour nouveau dans nos vies. Déracinée évoque avec pudeur la solitude et la peur de l’inconnu qui ont souvent accompagné les déplacements de la chanteuse (A la terre arrachée, Déracinée). Mais s’il y a quelques années encore, Anggun évoquait l’exil comme une douleur (J’ai tourné la rose des vents vers tes plaines si fort que j’en saigne parfois), elle sait aujourd’hui où elle va parce qu’elle accepte son destin irrémédiablement lié au voyage (Le souvenir intact d’où tu viens, d’où tu pars).


Ambassadrice de Bonne Volonté à l’ONU, Anggun revient de New-York quand Marie Bastide écrit pour elle L’année du serpent qui raconte, avec pudeur, les pensées d’une femme se souvenant du 11 septembre. «Tout a été une évidence. Les mots sont venus naturellement » raconte l’auteur.


« Elle m’a expliqué que l’année 2001 avait été catastrophique pour elle et ça m’a inspiré cette histoire. » Mais là encore, le message est constructif. On évoque ses peines pour en guérir, le bilan est fait pour mieux tourner la page : un discours de femme libre, épanouie qui assume ses choix et soigne ses mots.

Néanmoins, sans excès d’exotisme ni cliché inutile, on retrouve subtilement les racines asiatiques de la chanteuse au détour de certains thèmes abordés. Toi l’éternelle évoque l’acceptation de la mort d’un être cher sans trahir la pudeur du deuil ni aller chercher la larme de l’auditeur à tout prix (Résonnent en moi tes mots, Ton rire et ta voix).

A contrario le très sensuel Promets-moi le ciel, écrit et composé par Axel Bauer, rappelle la passion et le sens du drame si présent dans la littérature indonésienne ; mais finalement tellement universel (Promets-moi le ciel ou l’enfer… Même si je dois mordre la poussière ou finir sur les roses).

Jean-Pierre Pilot et William Rousseau sortent des succès de Mozart l’Opéra Rock et Christophe Willem quand ils rencontrent Anggun. « Ce qui nous a surpris, c’est le contraste entre la femme simple et pleine d’humour que nous avions en face de nous et l’image de diva superstar qu’on peut voir dans ses clips ou dans ses prestations live. Les deux personnalités cohabitent en elle en parfaite harmonie » explique William Rousseau. « Par conséquent, nous avons eu envie d’explorer le côté plus intime sans pour autant partir dans un univers musical dépouillé. » L’équipe se met au travail aux côté d’Olivier Schultheis et Vincent Baguian. « Le rôle de Vincent a été primordial dans le choix des thèmes abordés » dit Jean-Pierre Pilot. « Il a amené la chanteuse à parler de la femme. L’une des premières chansons que nous avons enregistrées, l’Etiquette, illustre cette envie d’aller au-delà des idées reçues qui peuvent entourer cette artiste ». Et beaucoup de femmes se reconnaîtront dans les thèmes abordés : la lassitude dans Mon cœur (J’ai fait le tour de toi déjà cent fois), l’indécision amoureuse dans Psycho Maniaque (A moitié la tête à l’envers, Amoitié les pieds sur terre … Un soir c’est bon, Un soir c’est non). Mutine, amusée, épanouie, il semble que celle qui voulait Juste être une femme ait tenu sa promesse à travers ces chansons tout droit venues de Vénus. Cependant l’efficacité mélodique ne supplante pas l’émotion comme l’illustre le doux-amer Je crois en tout (Quand je pense à nous, Je veux dépenser tout pour ne plus y penser) ou le pudique J’ai appris le silence.

Parfois fatale, parfois déçue, souvent amoureuse mais toujours forte, Anggun chante la femme qu’elle a été mais surtout celle qu’elle est aujourd’hui. Ni tout fait la même, ni tout à fait une autre, elle livre avec Echos son album le plus personnel et paradoxalement le plus fédérateur : les échos d’une artiste qui n’est plus tiraillée entre deux cultures mais qui a réussi à créer son équilibre entre ces deux mondes et à en tirer le meilleur parti.

www.anggun.com

You and I,you and I

J'entends l'écho de nos pas

Tous en cadence

Marche au pas

Jamais dans le même sens

On avance mais on court après quoi ?


J'entends l'écho de nos rêves,de nos envies

Au delà du jour, jusqu'à la nuit

On s'entraine et on court après quoi ?

On se perd, on s'espère

Quelque part on s'égare

Un jour au delà

On se retrouvera


In my dreams,in my dreams

In my heart,in my mind

There is you and I,there is you and I

J'entends l'écho de nos pas qui se balancent

Ça et là

Toujours sur la même danse

On avance mais on court après quoi ?


On se perd, on s'espère

Quelque part on s'égare

Un jour au delà

On se retrouvera


In my dreams,in my dreams

In my heart,in my mind

There is you and I,there is you and I

Ahh...


There is you and I,there is you and I

J'entends l'écho de ta voix s'éloigner de moi

L'écho d'un amour

Un jour reviendra,il montera

Et je cours après quoi ?


On se perd, on s'espère

Quelque part on s'égare

Un jour au delà

On se retrouvera


In my dreams,in my dreams

In my heart,in my mind

There is you and I,there is you and I

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F
FINALE
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